Encore une mauvaise nouvelle pour les salariés du secteur bancaire britannique. HSBC, qui emploie 40 000 personnes au Royaume-Uni, a annoncé, mardi, qu’elle allait supprimer 1 700 postes sur le sol britannique, l’an prochain. Hier déjà, la banque Royal Bank of Scotland (RBS) avait fait savoir qu’elle comptait se séparer de 3 700 salariés britanniques.
Dans le cas d’HSBC, les suppressions d’emplois font partie d’un plan de restructuration de son réseau de succursales des banques au détail. Dans un communiqué, l'établissement a expliqué qu’il espérait mettre en place des systèmes standardisés à travers des "centres d’excellence". Un objectif qui devrait, d’après lui, permettre de créer des "centaines d’emplois dans les années à venir". En attendant, la direction du groupe n’a pas exclu d’autres licenciements à court terme. "Aucune entreprise ne peut, en ce moment, garantir la pérennité des emplois", a affirmé, mardi, au journal The Guardian", un représentant d’HSBC.
"Erreur fondamentale"
Ces nouveaux licenciements à HSBC ont déclenché la fureur d’Unite, le principal syndicat de travailleurs britanniques, qui a qualifié le plan d’ "erreur fondamentale". D’autant que cette nouvelle compression d’effectifs s’ajoute aux 1 700 postes déjà supprimés depuis le début de l’année.
Hier, le syndicat avait déjà sorti les griffes lors de l’annonce par Royal Bank of Scotland de la suppression de 3 700 postes au Royaume-Uni. Unite avait qualifié cette décision de "folie furieuse". La banque, détenue à 70 % par l’État, qui l’a renflouée, avait expliqué qu’il s’agissait de la conséquence de la fermeture programmée de 318 succursales à travers le pays. Des fermetures qui lui ont été demandées par l’Union européenne afin de réduire ses coûts d’exploitation.
D’autres mauvaises nouvelles pourraient encore suivre. La banque Lloyds doit également mettre en place un plan qui prévoit la fermeture de 600 succursales au Royaume-Uni.
Les banques britanniques ont été parmi les plus affectées par la crise financière. L’État a déjà dû injecter plus de 40 milliards d’euros pour les sauver. Le gouvernement a confirmé, mardi, un nouvel apport de 33 milliards d’euros à Lloyds et RBS.


